Classée Monument Historique depuis 1931, l'église romane de Saint-Georges d'Oléron est un des monuments les plus remarquables de l'île. L'église primitive (la nef actuelle), fortifiée contre les pirates, date du XI siècle. La nef fut terminée au XIIIe et Aliénor d'Aquitaine en fit don à l'Abbaye aux Dames de Saintes, qui acheva les travaux.

Au XVIe et XVIIe, l'église, victime des guerres de religion qui firent rage à Oléron comme ailleurs, fut pillée et mutilée à plusieurs reprises.
Réquisitionnée pendant la révolution, l'église, qui servit même de grange, ne fut rendue au culte qu'en 1800. Une importante restauration démarra en 1968.
En 2002, d'importants travaux de restauration ont débuté : reconstruction d'une couverture traditionnelle, restitution d'une voûte lambrissée et chaulée, pose de gouttières en toiture, rénovation du campanile et pose de la girouette.

Avec celles de Ré, les écluses à poisson de l'île d'Oléron sont uniques sur la côte atlantique. Véritable pièges à poissons, ces murs en forme de fer à cheval sont construits selon une méthode ancestrale et savante, sans mortier. L'emboîtement des pierres doit être assez solide pour résister aux fortes houles.
Le système est simple : à marée haute, l'écluse se remplit d'eau et de poissons, qui restent prisonniers lorsque la mer se retire. Les écluses sont gérées par un système de codétenteurs reconnus par les Affaires Maritimes et qui seuls, ont le droit de pêche.

Au XIXe siècle, Oléron comptait une centaine d'écluses. Aujourd'hui, il en reste à peine plus d'une douzaine, dont de nombreuses sur la commune de Saint-Georges, sur la côte entre l'Ileau et Chaucre.
Malgré leur apparente solidité, ces édifices sont très fragiles, et le manque d'entretien, l'usure de la houle et les dégradations humaines ont eu raison de nombre d'écluses.
Aux Sables Vignier, des chantiers de jeunes en collaboration avec l'Association de Sauvegarde des Ecluses à poisson ont permis la reconstruction de l'écluse de la Mal Bâtie.

Au large d'Oléron, le fort Boyard, aujourd'hui vedette internationale grâce au jeu télévisé qui s'y déroule, est situé à égale distance des plages de Boyardville et de l'île d'Aix.

A l'origine de sa construction, le fort devait servir à protéger l'estuaire de la Charente des navires de guerre étrangers. Mais l'emplacement choisi, sur un banc de sable (le Boyard) rendit la construction tellement difficile que le chantier fut abandonné jusqu'en 1842. Finalement, le fort fut achevé en 1866. Mais, alors qu'à sa construction il était considéré comme un précurseur des fortifications modernes, une fois achevé il ne servait plus à rien. A tel point qu'après avoir servi de prison, il fut abandonné et déclassé, jusqu'à ce qu'une émission de télévision lui donne une seconde chance.

Les villages de la commune de Saint-Georges sont représentatifs de l'architecture traditionnelle d'Oléron, avec leurs maisons basses aux volets de couleur et aux murs chaulés.

St-Georges d'Oléron, regroupé autour de son église (voir plus haut), de ses belles halles, de ses deux petits châteaux (privés) et de ses maisons bourgeoises, offre la quiétude de sa place, ainsi que tous les commerces de proximité.

Sur la côte ouest, le village de Chaucre est abrité derrière ses dunes. Son four à pain est le théâtre de nombreuses manifestations toute l'année. A l'ouest également, Domino et sa grande dune, l'un des points culminant d'Oléron. Son marché estival est très apprécié.

Sur la côte est, le village de Foulerot est situé en zone classée en bordure de forêt et de marais.
Sauzelle, ancienne capitale du sel et un des plus vieux bourgs d'Oléron, a conservé son caractère original.
Enfin, le hameau de Notre-Dame en l'Ile, proche de la zone protégée des marais du Douhet, conserve les vestiges de son ancien monastère du Moyen-Age. Chaque été, une fête médiévale recrée le temps d'une journée l'ambiance d'antan.